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mercredi 10 avril 2013

B comme Bourse

La bourse e(s)t la vie


Bourse. Je n'ai que ce mot à la bouche. Me supprimer la bourse serait m'enlever le pain de la bouche. Comme les actionnaires dépendent de la bourse avec un grand B, je dépends moi aussi d'une bourse depuis des années. Tantôt cours en hausse, tantôt moral à la baisse.

Vous aurez compris sans difficulté que je ne suis pas de près les cotations et fluctuations des devises et actions mais que j'attends toujours impatiement les virements de diverses allocations et prestations. Comme les banquiers et financiers sont soumis aux lois du marché, mes actions sont déterminées par les montants et versements réguliers d'argent des diverses aides financières auquelles je prétends.

Je suis d'ailleurs moi-même un investissement. Le gouvernement principalement, et d'autres "mécènes" dans une plus faible mesure, ont financé la quasi-intégralité de mon projet... de vie. Si j'ai pu étudié après le lycée, si j'ai pu me loger, si j'ai pu effectuer des stages à l'étranger... c'est grâce à de multiples financements de la part de divers créanciers publics ou privés.

Bourse sur critères sociaux, bourse de stage, aide personnalisée au logement, prêt étudiant, ... de l'argent qui n'est pas mien et qu'il me faudra un jour rembourser. Dans un cas avec intérêts, dans les autres cas par reconnaissance envers la société. J'ai parfois le sentiment que j'ai vraiment un devoir envers elle, envers tous. De l'argent a été misé et tous ceux qui ont parié espèrent ne pas s'être trompé, espèrent voir leur mise doubler. Je ne peux donc pas me permettre de décevoir mes donateurs. 

Cet argent que je reçois chaque mois, ce n'est pas comme si je le gagnais au loto, pas comme si quelqu'un me faisait un simple cadeau... C'est un cadeau oui, mais empoisonné en quelque sorte. Si je ne fais pas ce que l'on attend de moi, on interrompt les versements. On attend de moi que je sois un placement qui rapporte. Un produit qui se construit petit à petit pour devenir un produit fini abouti et lucratif. Vous vous dites certainement que cette métaphore filée est lassante et exagérée. Mais réfléchissez: on me permet "gratuitement" d'étudier, de me loger, de voyager, de me former, de me professionnaliser,... pour que je puisse à mon tour contribuer au fonctionnement de ce système, système de valeurs (de solidarité ou au sens financier?) où chaque individu est impliqué, souvent à son insu et sans en avoir conscience, dans une relation d'interdépendance à autrui. 

Nous contribuons tous, dans une plus ou moins grande mesure, à faire évoluer les courbes, à faire tourner le monde. Tantôt redevable, tantôt contribuable. Tantôt prestataire, tantôt bénéficiaire. Et je dois bien avouer que ce à quoi j'aspire depuis toutes ces années c'est justement à ce changement de situation; que la roue de la fortune (au sens propre comme au figuré) finisse par tourner. Je ne souhaite qu'une chose: rendre la monnaie de ma pièce voire même rendre la pareille, sans compter. Soutien (financier?) et conseils m'ont permis d'acquérir des compétences, des savoirs, des savoirs-faire,... toutes sortes de richesses qu'il me faudra ensuite partager. Je ne me risquerais pas davantage à détailler ma pensée car mes propos pourraient sembler injustifiés et erronés; ma réflexion nécessiterait en effet d'être alimentée par des lectures sur le sujet. Si vous avez des ouvrages à me conseiller, n'hésitez pas à commenter ce billet. 

Puisque que tous, et moi en premier, attendent de moi que je devienne un être (dé)formé ayant le sens de ses devoirs et de ses responsabilités; je m'engage par un contrat moral et financier à payer avec mon temps et ma dévotion les charges m'incombant, à devenir un citoyen exemplaire, plus prosaïquement, à valider mon année à l'université... bref, à accomplir ma destinée!

Notez que je viens de terminer deux dossiers de demande de bourse dans le cadre de la poursuite de mes études supérieures et du renouvellement de mon stage à l'étranger; un adressé à Campus France, agence de promotion de la mobilité dans l'enseignement supérieur; l'autre adressé comme chaque année au CROUS. Pour rappel aux concernés qui me lisent, votre Dossier Social Étudiant pour la prochaine année universitaire est à renseigner et à renvoyer accompagné des pièces justificatives demandées dans les meilleurs délais. Pour plus d'information concernant la saisie et le suivi de votre dossier, cliquez sur le lien suivant: https://dse.orion.education.fr/depot/

Je m'apprête par ailleurs à entreprendre des démarches auprès d'autres institutions régionales pour l'obtention d'une bourse de mobilité. Mais je peux vous assurer qu'il ne s'agit pas d'argent jeté par les fenêtres, je te le revaudrai chère société !

mercredi 27 mars 2013

B comme Bénin

C'est pas malin.


Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, je ne suis pas allée en Afrique mais quelques lignes y seront néanmoins consacrées. J'ai tout de même fait du tourisme, visitant les principaux lieux de la ville ayant trait à la francophonie aujourd'hui. 

A l'initiative de cette randonnée urbaine, l'Institut Français, avec le soutien de partenaires institutionnels et privés. C'est donc de bonne heure ce matin que notre équipe s'est mise en route, questionnaire en main, T-shirt sérigraphié Institut Français et casquette TV5 Monde sur la tête (malgré l'absence notoire de soleil, nous avons été sponsorisés des pieds ou presque à la tête!) pour arpenter toute la journée, sous la pluie, les rues de la capitale dans le cadre du 6ème Rallye francophone de Bulgarie et toujours dans le cadre du mois de la Francophonie. Pour rappel, nous fêtons cette année les 20 ans de l'adhésion de la Bulgarie à l'OIF.

Illustration: L'équipe "Bénin"
Source: Photo. perso.
A la tête de l'équipe représentant le Bénin, j'étais donc chargée d'encadrer une horde d'ados bruyants mais motivés du Lycée n°18 "William Gladstone" (par souci d'impartialité j'ai préféré ne pas concourir avec mes propres élèves.). Ce jeu de piste, organisé par l'Institut Français avec l'aide des stagiaires (comprendre ma collègue et moi-même, pour la rédaction des questions et le choix de l'itinéraire) nous a mené de la Résidence de Suisse à la librairie Colibri en passant par la plupart des lieux ambassadeurs de la culture francophone (boulangerie Pain de Paris, parfumerie L'Occitane et Yves Rocher, boutiques Lindt, Cartier et le Coq Sportif, supermarché Carrefour sans oublier la Résidence de France, l'Institut français et sa médiathèque.). 



Ci-après les pires et les meilleurs moments de cette promenade de près de quatre heures:

Aspects négatifs

- La pluie, continue, quasi incessante, entre bruine et averse. Vraiment pas agréable de marcher dans les flaques, de glisser sur les pavés mouillés et surtout d'avoir les pieds trempés toute la journée. Les enfants et moi-même étions littéralement gelés. Je peux prédire sans trop me tromper que l'un de nous sera bientôt enrhumé!

- L'absence de pause déjeuner, comme souvent en Bulgarie où personne n'attache d'importance à l'horaire des repas. Le temps imparti pour remplir le questionnaire nous laissait jusqu'à 14H15. Nous avons donc pris un encas léger. J'ai pour ma part essayé tant bien que mal de les dissuader d'aller manger (ou plutôt s'empoisonner) dans un fast food et me suis contentée de les regarder manger. Résultat: à 17 heures je n'avais toujours rien avalé.

- L'absence de fair-play chez certains candidats qui ont trouvé rusé de cacher DVD, livres et magazines nécessaires pour répondre aux questions ou ne se gênait pas de nous narguer voire insulter.

Aspects positifs

- L'accueil qui nous était réservé par Madame L'Ambassadeur de Suisse et son équipe. Je tiens à la remercier pour sa disponibilité et sa générosité, avec à la clé, une pochette surprise contenant divers petits cadeaux aux couleurs de la Suisse; des barres chocolatés et une tasse de chocolat chaud du célèbre lapin brun, appréciable quand on est frigorifiés et qu'on a zappé le petit déjeuner. 

- La motivation des ados, malgré la météo! Malgré leur petit niveau en français ils avaient le souci de bien faire, se sont appliqués pour rédiger leurs réponses (non sans difficulté pour orthographier certains mots, "grenouille" notamment, qui pour la petite anecdote, nous a été mimé avec brio par la directrice des cours de l'Institut Français!) et n'ont cessé de s'encourager les uns les autres à grands coups de "Haïdé ! Allez!".

- L'apport de cette journée qui a rapproché les lycéens, leur a donné envie de poursuivre leur apprentissage du français, leur a permis de découvrir de nouveaux lieux dans leur ville et qui nous a permis à tous, moi compris, d'en apprendre davantage sur la francophonie est donc globalement positif. Désormais la démographie de la Suisse, le rôle de la France en Bulgarie, le palmarès des sportifs français, les nouveaux talents de la scène musicale francophone ou encore les ingrédients de la sauce mojo n'ont plus aucun secret pour nous !

Illustration: Pause "Nesquick" chez les Suisses
Source: Photo. perso

Enfin, parce que vous vous demandez sans doute qui a remporté cette compétition, voici les résultats. Il n'y a pas un gagnant mais deux ex æquo, à savoir l'équipe du Lycée n°9 "Alphonse de Lamartine" et celle du Lycée Banque et Commerce... Ceux qui suivent ce blogue, auront noté qu'il s'agit des deux établissements secondaires où j'enseigne. Comme toujours, la remise des prix s'est effectuée en présence de S.E.M. L'Ambassadeur P. Autié qui a tenu à féliciter et à remercier tous les candidats ainsi que leurs enseignants qui ont participé malgré un temps non pas français mais très anglais. 

Pour terminer je tiens à remercier tous les élèves et professeurs des lycées sofiotes, toute l'équipe de l'Institut Français ainsi que les partenaires impliqués dans ce projet et je me dois de décerner une médaille en chocolat (Suisse, belge ou français bien entendu!) à ma collègue et amie française qui se reconnaîtra si elle passe par là. Mention spéciale à un autre français posté sur le boulevard Vitosha et qui a attendu les équipes sous son parapluie toute la journée. 

Vive le français, vive la francophonie et vive la Bulgarie sous la pluie !

samedi 23 mars 2013

B comme B.D.

Viens Madame Brigitte dans mon comic strip


Le D.M. (Devoir Maison) ne faisant pas partie de la culture éducative en Bulgarie, n'ayant pas envie de corriger 250 copies du même acabit et souhaitant exploiter le potentiel créatif de mes élèves, je leur ai donc demandé de réaliser une bande dessinée d'après un extrait de film étudié en classe et après avoir abordé ensemble le neuvième art, celui de la "bédé".

Il s'agissait d'imaginer la suite d'une scène d'Axtérix et Obélix: Mission Cléopâtre. Munis d'un crayon à papier (mais pas d'un dictionnaire il semblerait), mes artistes en herbe ont été pour la grande majorité très inspirés. Certains ont vraiment joué le jeu, faisant un effort d'imagination et alliant qualité de la langue et soin apporté au coloriage. D'autres m'ont donné des devoirs plus "conceptuels" ou "abstraits" dirons-nous pour rester dans une métaphore artistique. 

J'ai donc passé une après-midi agréable à lire ces planches colorées; moment bien plus agréable que si j'avais du corriger plusieurs fois la même dictée. L'avantage est double car un bon coup de crayon permet parfois d'éclipser une syntaxe ou une orthographe erronées. 

Voici pour illustrer ce billet, une photographie de mon bureau couvert de B.D. !


Illustration: Bandes-dessinées
Source:... d'inspiration? Élèves de 8ème. Photo. perso.

vendredi 22 mars 2013

B comme Bouquins

La lectrice de français et les jeunes lecteurs francophones


Félicitations aux élèves du lycée Lamartine qui ont relevé et remporté le défi ! 

L'équipe représentant mon établissement, composée de Boryana, Stéphanie, Svetla et Siméon, tous quatre élèves de 9ème (équivalent de la classe de 5ème) a gagné ce mercredi le 4ème Défi Lecture de Bulgarie !

Illustration: Ouvrages sélectionnés
Source: Photo. perso.

La finale de cette compétition s'est déroulée dans la salle Bidart de l'Institut Français où, pendant près de quatre heures, les élèves des lycées bilingues de tout le pays se sont affrontés répondant à des questions précises visant à vérifier leur compréhension et leur connaissance des quatre oeuvres de littérature jeunesse sélectionnées, rédigées en langue française, et préalablement lues et étudiées en classe. 

Les ouvrages en question étaient la nouvelle Matin Brun ainsi que le roman Eloa, quand est-ce qu'on s'en va? de Frank Pavloff, ainsi que le recueil de contes Oeufs bleus et compagnie et le roman Mon Amérique d'Alice de Poncheville. Cette dernière était d'ailleurs présente et membre du jury.




La remise des prix s'est effectuée sous la présidence de S.E.M. L'Ambassadeur de France en Bulgarie. Chaque participant a été récompensé et un buffet bien mérité attendait candidats, organisateurs et supporters à l'issue du jeu.
Illustration: S.E.M. L'Ambassadeur P. Autié
 félicitant les gagnants
Source: Photo  J. S.
Je suis fière de mes élèves et impressionnée par leurs excellentes mémoire et compréhension des textes. Nous préparions ce concours depuis plusieurs mois, avec sérieux, motivation et détermination; nous avions pris connaissance des livres plusieurs fois et avions ensemble élaboré des fiches de lecture et de vocabulaire. Contente de voir que tous nos efforts ont finis par payer! Bravo aux autres lycéens et à leurs enseignants de français qui n'ont pas démérité.

Cet évènement qui s'inscrit dans le cadre du Mois de la francophonie aura eu pour effet de susciter un réel intérêt pour la lecture en français chez les adolescents. L'auteur Alice de Poncheville est venue, ce vendredi, rencontrer les élèves du lycée et ces derniers se sont montrés très intéressés par ses histoires et par le métier d'écrivain, en témoigne leurs nombreuses questions à ce sujet. Cette rencontre aura peut-être suscitée des vocations, qui sait. Lors de cette entrevue, tous se sont également prêtés à un atelier d'écriture (voir article  intitulé "Breton" sur le sujet) et deux journalistes-radio en herbe ont pu interviewer l'écrivain.

Illustrations: Discussions et dédicaces avec les auteurs
Source: photographies personnelles
Dans la continuité de cet évènement, une rencontre avec les deux auteurs a eu lieu ce soir à l'Institut Français. Le public a pu poser ses questions aux écrivains qui ont fait preuve d'une grande générosité, terminant cet échange par une séance de dédicaces et de photos avec les enfants. J'ai moi-même fait dédicacer mes livres, me revoyant dix ans auparavant dans un salon du livre jeunesse. Ce retour en enfance a hélas déjà trop duré. Il me faut désormais m'adonner à d'autres lectures, moins distrayantes, bien que les oeuvres sélectionnées ont sur aborder, avec légèreté et non avec une pédagogie parfois indigeste, des sujets profonds ou de société comme, entre autres, le passage à l'âge adulte ou les dangers de la pensée unique. J'ai d'ailleurs questionné l'auteur de Matin Brun et nous avons parlé compromission et indignation. Citant son père bulgare, Frank Pavloff nous a tous mis en garde: "Il ne faut pas serrer la main du diable.". J'ai ajouté qu'à l'époque dans laquelle nous vivons, le diable a plusieurs formes et peut-être parfois difficile à démasquer mais que la lecture contribuait à développer notre esprit critique. 


Pour conclure ce billet, je voudrais vous souhaiter à tous de bonnes lectures et citer le conseil donné par Alice de Poncheville à nos jeunes lecteurs: "Soyez curieux !"

B comme Breton André

Dépouille succulente


Lors de la rencontre entre l'écrivain Alice De Poncheville et les élèves du lycée Lamartine, dans le cadre du Défi Lecture, cette dernière a proposé un atelier d'écriture et entre autres, une activité ludique et créative: le cadavre exquis.

Le cadavre exquis est un jeu littéraire inventé par les surréalistes dont André Breton. Il consiste à rédiger une phrase ou un texte à plusieurs mains. A tour de rôle, chaque participant écrit un mot ou une phrase sans lire les précédent(e)s puisque leurs auteurs auront plié la feuille de papier. La première phrase qui en résulta et qui donna son nom au jeu était: "Le cadravre exquis boira le vin nouveau."

Voici ci-après un florilège de créations d'élèves qui sont affichées au lycée. J'en ai corrigé la syntaxe et l'orthographe. J'envisage d'utiliser davantage cette écriture à contraintes en classe car cela permet vraiment de libérer la parole et de laisser libre cours à l'imagination. Voyez plutôt:


C'était l'étoile la plus brillante. Elle se trouvait dans un grand château et elle a téléphoné à une amie. Face à la scène, le colibri suspendit son vol devant tant de beauté et le crapaud laissa échapper un soupir. Alors Paris fut presque détruit et personne n'était content de ce qui s'était passé.

C'était une chatte très belle qui aimait jouer avec moi. Elle se trouvait sur la plage à Saint Tropez et elle aimait faire des promenades. Les gens l'aimaient beaucoup et étaient excités de la voir. Alors tout le monde était très heureux mais un peu fatigué.

C'était la plus belle femme du monde. Elle se trouvait dans l'espace et elle faisait du ski sur son lit. Puis les gens sont partis. Alors, une carpe aux écailles scintillantes jaillit hors de l'eau et lui vola un baiser.

C'était une grande maison. Elle se trouvait dans un jardin et elle regardait le ciel. Tout à coup elle a pris dans sa main une souris qui essayait de courir. Alors j'ai dit que ce n'était pas drôle.



C'était une fée charmante. Elle s'était plongée dans le monde artistique avec des peintures françaises et elle avait l'intention d'aller dans le jardin prendre quelques fleurs pour sa grand-mère. Les chiens ont tous aboyés, ils étaient contents. Alors, tous les participants étaient très satisfaits et attendaient de nouvelles choses intéressantes.

C'était une fleur. Elle flottait dans la rivière, allongée sur le dos. Et elle libéra le peuple. Les metteurs en scène l'adoraient. Alors la petite s'est changée en fleur.

C'était une nymphe aux traits fins, à la chevelure longue et au regard enjôleur. Elle était à Paris. Et c'était une top model, une vraie star ! Après l'avoir vu, les oiseaux se sont envolés. Alors je suis partie pour la France avec l'idée de rester là-bas jusqu'à la fin de ma vie.

C'était la plus belle fille du monde. Elle était au supermarché et elle faisait du jogging. Les gens sont tombés malades. Alors elle a décidé de rentrer à la maison pour lire son livre préféré.

C'était une journée intéressante. Elle était à la maison, elle regardait la télé. Les gens autour d'elle l'observaient bizarrement parce qu'ils savaient qu'elle n'était pas comme les autres. Alors, la nuit est tombée et elle est allée à la plage.

C'était une belle fille, très intéressante, qui était tombée amoureuse. Elle était assise sur un banc dans le parc, la tête dans les nuages. Et elle imaginait être une artiste célèbre que tout le monde connaîtrait. Ses voisins la trouvaient très généreuse et aimable et ils l'admiraient pour ses actions. Alors, on a coupé la viande en petits morceaux.

C'était une planète perdue qui volait sans but précis dans l'univers. Elle se promenait dans un endroit inconnu et elle mangeait des crêpes. Les gens ne savaient pas qu'elle était là. Alors, elle a décidé de cuisiner une souris.

C'était une pomme, la plus grande pomme du monde entier. Elle baladait sur l'avenue et elle dansait. Les gens avaient peur d'elle. Alors elle a décidé d'écrire un livre.

C'était une femme très ambitieuse qui voulait conquérir le monde. Elle était maintenant dans la cuisine en train d'essayer de faire une tarte aux pommes. Et elle était chanteuse et donna un concert. Les gens ont applaudi la jeune femme et espèrent qu'elle deviendra une chanteuse très célèbre. Alors elle se sentit mal.

C'était une fille folle et stupide. Elle se trouvait au bord de la mer et elle accompagnait ma famille quand on déjeunait ou dînait ou quand on prenait le petit déj' ou quand ma sœur faisait ses devoirs. Les gens l'ont saluée et ont commencé à chanter. Alors elle est devenue une peintre qui voyait sous ses doigts naître les couleurs du jour.

C'était une vielle dame qui habitait une maison dans la forêt. Elle aimait dormir et elle écrivait son devoir de maths. Les gens devenaient tristes. Alors elle est devenue ma meilleure amie avec le temps.

C'était la planète où l'on sait qu'il y a de la vie intelligente. Elle était au cinéma, regardait le ciel et admirait les oiseaux. Les gens la regardaient et s'amusaient de ce qu'elle faisait. Alors, elle s'amusa beaucoup avec ses nouveaux amis.

C'était une petite fille qui vivait à Paris. Elle jouait de la guitare dans sa chambre. Et elle partie au Brésil pour participer au carnaval de Rio. Les gens étaient très excités et ont applaudi. Alors elle est tombée et tout le monde a dormi et a commencé à rêver.

C'était une des plus belles émotions qu'on puisse sentir. Elle était dans mon coeur et chantait sa chanson préférée. Les gens criaient très fort. Alors on a commencé à jouer au football.

C'était une peinture très drôle, comme celle d'une terre inconnue. Elle jouait du piano dans sa chambre et elle riait. Les gens ont commencé à rigoler et à applaudir. Alors elle a souri et a fait une révérence.


Ces oeuvres vous ont inspiré? Vous cherchez une activité pour occuper vos soirées entre amis? Alors, à vos papiers, prêts, écrivez !


mardi 26 février 2013

B comme Banque et commerce

Nouvelle formule ! Stage 2 en 1.



... voire 5 en 1. Désormais, en plus de mes cours au lycée Lamartine, en plus des cours du soir avec les adultes, en plus de l'atelier théâtre, en plus des actions de coopération culturelle de l'Institut Français, etc., je suis chargée d'animer des cours au lycée "à profil professionnel" bancaire et commercial, situé à quinze minutes à pieds de mon premier lycée.

On m'a confié deux classes de huitième (équivalent de la quatrième française) dans lesquelles j'interviens, en présence de l'enseignante principale pour des raisons disciplinaires notamment. Ce qui n'a pas empêché deux garçons de se battre en plein cours; résultat: un nez cassé = un élève hospitalisé et un autre renvoyé (du cours... peut-être pas du lycée).
Ne disposant pas d'enseignants natifs dans leur équipe pédagogique, l'établissement a fait appel à une collègue française et à moi-même. Soyez rassurés, nous serons (pour une fois) rémunérées pour cet emploi. 

Il reste cependant difficile de pratiquer efficacement la langue orale en classe entière; j'essaie tant bien que mal de mettre en place des jeux à l'aide d'une balle, de flashcards ou en utilisant la salle multimédia mais les adolescents sont trop souvent dissipés et le niveau général reste assez bas car ces élèves-là n'ont que quatre heures de français par semaine, contre 18 heures hebdomadaires dans les lycées dit "à section bilingue francophone". 

En espérant que ces quelques heures d'enseignement avec un professeur natif auront une influence positive sur leur motivation et leur niveau d'expression. 

lundi 7 janvier 2013

B comme Bonnes résolutions

Le Journal de Brigitte Jones


"Boules de neige et Jour de l'An et bonne année grand mère" chantent ardemment mes élèves ce matin en classe. Lundi matin. Je me suis levée de bonne heure et j'ai quitté mon lit sur la pointe des pieds veillant à ne pas réveiller mes invités. Après un bon petit déjeuner et plusieurs couches de vêtements superposés, me voilà prête à affronter l'obscurité et la fraîcheur du petit matin, ainsi que la tempête de neige qui s'abat sur la capitale depuis plusieurs heures déjà l'enveloppant d'un épais manteau blanc. C'est la rentrée aujourd'hui et j'opte pour des activités amusantes pour une reprise en douceur. La plupart avouent avoir oublié leur français n'ayant pas pratiquer la langue pendant les vacances.

Après le chant, vient l'heure du bilan à la fois pour eux et pour moi. Que retenir de l'année écoulée? Quels projets pour la nouvelle année? J'initie le thème avec la chanson de La Grande Sophie, Les Bonnes résolutions. Mes adolescents promettent tous de faire des efforts en cours ou à la maison: arriver à l'heure, cesser les bavardages, faire leurs devoirs, réviser pour les interros, passer moins de temps sur l'ordinateur, etc. Vont-ils vraiment tenir leurs engagements? Car tout le monde le sait, les bonnes résolutions sont hélas vite oubliées!


Pour m'amuser et parodier une héroïne de fiction anglaise que j'affectionne énormément, j'ai moi aussi dressé sur une feuille de papier une liste de 10 décisions que voici:

-  Dormir plus pour réduire ma consommation de correcteur de teint.

- Téléphoner/Skyper/Mailer davantage mes amis et ne pas me contenter de simples smileys en guise de signes de vie.

-  Respecter le sommeil de mes voisins et cesser de me prendre pour une rock star le matin aux aurores.

- Savoir dire NON. Tout particulièrement aux verres d'alcool. Je ne m'autorise que du bon vin à table, une bière entre amis le samedi ou une rakia pour les grandes occasions.

- Planifier, organiser, anticiper mon travail universitaire et professionnel afin de libérer du temps libre pour mes amis et pour moi-même.

- Doubler ma consommation de kiwis et de lentilles vertes. Réduire ma consommation de sucre et de café.

- Arrêter de sourire et de faire semblant de m'intéresser aux inconnus qui m'adressent la parole alors que j'ai envie de les fuir.

- Apprendre le bulgare et ne plus me contenter de balbutier des phrases mal articulées aux verbes non conjugués pleines d'adjectifs mal placés et de mots non appropriés.

- Supprimer de ma liste d'amis Facebook les contacts avec qui je n'ai pas interagi au cours des 48 derniers mois.

- Enfin acheter une parure de lit, une couette et un second oreiller afin de rendre mon lit plus confortable pour un éventuel Prince Charmant.


Et vous? Quels défis pour 2013? Si vous voulez arrêter de fumer, perdre du poids, redécorer votre intérieur, faire des économies, protéger l'environnement, etc. je vous souhaite courage et détermination pour atteindre vos objectifs!  


jeudi 13 décembre 2012

B comme B 2 - C 1

Groupe de parole des francophiles anonymes


En plus de mes cours de français au lycée auprès de cinq classes de huitième (équivalent de la quatrième), je suis désormais chargée d'animer un cours de conversation de 150 minutes dans les locaux de l'Institut Français de SofiaHabituée à mes élèves bugares débutants (A1-A2, je  fais référence aux niveaux européens du CECR), je me suis vu confier une dizaine d'adultes de niveau confirmé. 

Bien que ni l'horaire (de 18h30 à 21h) ni le lieu (une minuscule salle mal élcairée) ne soient favorables aux échanges, il y a une bonne ambiance au sein de notre classe et les activités brise-glace que j'ai proposé afin de se présenter aux autres, de faire connaissance et de mettre en place une timide puis solide dynamique de groupe ont bien fonctionnées. Mes nouveaux étudiants ont l'air intéressés et motivés. Je les ai questionné afin de déterminer leur niveau mais surtout leurs attentes et besoins. Ils ont tous pour objectif de se perfectionner auquel s'ajoute l'obtention d'une certification pour l'une d'entre eux. Le plus difficile pour moi reste de trouver des supports, des documents déclencheurs adaptés à ce nouveau public vu que je dispose principalement de ressources pour adolescents. Un autre défi à relever est l'utilisation des nouvelles technologies. Je ne suis pas encore très à l'aise avec l'ordinateur, le projecteur et les haut-parleurs et encore moins avec les logiciels de bureautique et le journal électronique en ligne dans lequel je dois renseigner absences et contenus abordés. 

L'essentiel est que cette leçon zéro ce soit bien déroulée et que les objectifs des prochaines séances aient clairement été cernés et formulés. Des progrès des deux parties en présence (enseignante et apprenants) sont à espérer. Ma soirée s'est achevée par un dîner au restaurant du coin avec deux amies et je ne suis pas contre le fait que ce genre d'entrevue devienne une habitude!


lundi 12 novembre 2012

B comme Bardes

"Qu'est-ce que la poésie? Une pensée dans une image.", Goethe.



L'automne est aussi la saison des poètes, celle des graines de poètes. Bien que donnant la priorité à la pratique orale, mon cours de langue ces dernières semaines a été l'occasion d'envisager l'écrit sous une forme moins traditionnelle et plus créative: celle de la poésie. J'affectionne tout particulièrement l'Art sous toutes ses formes et encourage l'utilisation de pratiques artistiques en cours de français; activités qui remportent toujours un vif succès et finissent par porter leurs fruits. Ainsi, après l'étude d'un extrait du film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (Amélie pour les intimes) et d'un poème de Jacques Prévert ("Jacques Pervers" selon mes adolescents) visant à dégager les principales caractéristiques du genre; mes élèves, grands débutants qui n'en sont qu'à 100 heures environ d'enseignement du et en français, se sont révélés très inspirés. Je leur ai donné une consigne de travail à la maison assez floue afin de ne pas freiner leur créativité. Je leur ai donc laissé le libre choix du support et du sujet en les invitant néanmoins à réemployer les contenus (lexique et formes verbales) étudiés depuis le début de l'année, pour rédiger un poème en vers ou en prose. Plusieurs critères entreront donc en jeu dans l'évaluation de leur devoir afin de noter à la fois le fond et la forme. Mes apprenants restent néanmoins assez timides et ne souhaitent pas réciter leur texte devant une audience, même celle formée par le groupe classe (ce qui m'aurait permis d'aborder la question de la prosodie, mais tanpis) ni voir leurs travaux, au plutôt leurs oeuvres,  exposées sur les murs de la salle de classe et encore moins dans les couloirs du lycée ou sur la toile. Je me permets cependant de publier à leur insu quelques morceaux choisis anonymés mais non corrigés, ainsi qu'une photographie de quelques productions où même les fautes d'orthographe en deviennent poétiques ("le chad" pour "le chat" mais qui se lit "Tchad"):



"J'habite où on m'aime,
En Chine ou en Bohème
Je joue de la guitare,
Ils disent que je suis bizarre."


"Tous savent qui je suis,
J'ai beaucoup d'amis.
Je ne comprends pas l'amour
Mais je le cherche tous les jours."



"Grèce et Bulgarie, mes deux pays

Chaque année
Quand vient l'été,
Je vais en Grèce
Avec allégresse.

Quand vient l'automne,
C'est le temps des pommes.
Je retrouve la Bulgarie,
Ma maison chérie et tous mes amis.

J'aime faire du sport avec eux.
A l'école aussi je suis heureux.
Tous les jours j'apprends.
C'est intéressant."



"Aujourd'hui j'ai appris
Qu'il faut écrire son devoir
Pour ma professeur jolie
Quand je vais la revoir."


"Je vais dire un secret:
Je suis amoureuse.
ça a été un coup de foudre.
Comment ça? 
Je ne sais pas!"

Illustration: Exemples de productions d'apprenants
Source: Photographie personnelle



Nous avons tous ensemble préparé le terrain qui me semble fertile et qui annonce de belles saisons. Nous en sommes encore au stade de l'initiation, de la germination. Mais leur croissance va se poursuivre l'hiver durant et j'ai grand espoir qu'au printemps leurs esprits effervescents bourgeonnent et offrent une prolixe éclosion de poésie, bouquets de fleurs que j'aurais plaisir à vous offrir.

mercredi 19 septembre 2012

B comme BB Brunes

Ils ne comptent pas pour des prunes



Au cours d’une exploration du contenu des tiroirs de l’énorme buffet qui meuble mon salon, j’ai mis la main sur une compilation de chansons françaises (« exemplaire promotionnel ne pouvant être vendu ») éditée par le Ministère des Affaires Etrangères et autres acteurs de la diffusion du français (voir le cours de ce cher Monsieur V., ancien professeur de l'attaché pour le français et de moi-même !), en vue de promouvoir les artistes francophones à travers le monde. Seize pistes récentes allant de Zaza Fournier à Tryo en passant par les Plasticines ou encore les B. B. Brunes. 

Pour l’heure, une soirée musicale s’annonce et je pense que ce CD sera le support de nombreuses activités en classe. Car il est aussi de ma responsabilité en tant que représentante de la France à l’étranger (et encore plus quand l’intitulé de mon stage est « coopération culturelle ») de faire découvrir aux jeunes bulgares les talents de mon pays. (Non, mais sérieusement, vous avez vu le ton solennel de cette phrase !?). La sonnerie d’intercours au lycée n’est autre que Joe Dassin, il serait grand temps de renouveler leur répertoire, même si j’adore les chanteurs morts !

lundi 17 septembre 2012

B comme Bouquet

Quand les élèves vous font une fleur


Traditionnellement en Bulgarie, la rentrée scolaire a lieu autour du 15 septembre, selon la répartition des jours ouvrés dans le calendrier. Cette année elle a donc eu lieu le lundi 17 septembre.

Je n’ai pas pu être présente au lycée avant l'après-midi car une réunion à l’Institut Français a occupée toute ma matinée, mais mes collègues professeurs m’ont raconté le déroulement de la journée, et je regrette de ne pas avoir assisté à la cérémonie en présence de Son Excellence Monsieur l'Ambassadeur de France en Bulgarie (mon établissement, le Lycée n°9 Alphonse de Lamartine est un peu le cœur de la francophonie en Bulgarie, ce qui explique la présence d’un représentant de l’état en ce jour particulier) et encore davantage au spectacle donné par les élèves. Ils ont chanté, en chœur ou en solo, dansé, mais également accueilli les élèves de 8ième (équivalent de la classe de 4ième) comme le veut la tradition : en leur jetant des carottes ! En effet, les élèves qui font leur rentrée au lycée pour la première fois sont surnommés « les petits lapins » et les bizuts sont reçus comme il se doit. Cette pratique peut paraître gentillette mais il s’agit tout de même d’une sorte de bizutage que la direction tente en vain d’empêcher en confisquant des carottes, néanmoins des petits malins parviennent toujours à en faire entrer en cachette dans l’enceinte de l’établissement.

Il est aussi coutume d’offrir un bouquet de fleurs à ses professeurs et ainsi de se souhaiter une bonne année scolaire. Je trouve qu’en France les enseignants mériteraient bien quelques roses aussi ! Ce lundi était donc un jour de fête, l’humeur était joyeuse et tout le monde, petits et grands, prêt mais surtout enthousiaste à l’idée de commencer l’année scolaire 2012/2013. J’ai quant à moi offert, à l’ensemble des professeurs de français, un assortiment de calissons et autres nougats en guise de cadeau de bienvenue et bien que fatiguée de mon voyage et pas encore bien installée dans mon nouveau chez-moi, je suis motivée et me réjouis d’avance de ma collaboration avec l’équipe pédagogique du lycée et celle du service de coopération du Ministère. J’ai hâte de voir les progrès rapides des élèves mais aussi tous ceux que je vais moi-même faire, sur les plans personnel et professionnel.

B comme Blog

Non ! Mais c'est un blog !?


Ce n'est ni le dernier, ni le premier. Je n'en suis pas à mon premier voyage, mais souvent je ne partage que quelques lignes au dos d'une carte postale que reçoivent une poignée de lecteurs privilégiés. Il ne s'agit pas non plus de mon premier blog, on m'avait invitée à créer un "blogue" (ou plutôt deux, un individuel et un collectif) dans le cadre de mon Master 1. Étudiante en Master 2 cette fois-ci et en stage long à l'étranger, ce blog répond à une double invitation. D'une part, celle de mon responsable d'études  pour qui le blog permet de garder le contact avec l'équipe pédagogique de l'université ainsi qu'avec les camarades de promo. Et de l'autre, la demande de mes proches, famille et amis, en France et autour du globe, désireux d'avoir des nouvelles régulières. Je dois admettre que j'ai du mal à envisager ce blog comme un outil de partage de ressources pédagogiques ou encore comme un brouillon de mes travaux universitaires. Ce lieu sera avant tout pour moi un carnet de voyage, un journal de bord assez intime, bref, un moyen de faire part de mes expériences de quelque nature qu’elles soient. Mes propos seront donc, j'imagine, bien plus personnels que professionnels.
Néanmoins je vais tâcher d’aborder les deux aspects de mon expatriation. Car mes réflexions et les discussions qu'elles susciteront, je l'espère, avec les internautes qui y prendront part, me seront aussi très utiles dans le cadre de mon travail de  recherche. Ces publications régulières seront également une occasion formidable de m'approprier les nombreuses fonctionnalités qu'offrent mon ordinateur et Internet et me permettront de m'habituer à cette lourde tâche qu'est la rédaction d'un mémoire . Aussi, mes billets seront regroupés sous deux mots-clés : Boulot et Blabla. Même si je devine que classifier mes articles en deux grandes catégories ne sera pas chose aisée et que les deux domaines se recouperont souvent. De plus, pour éviter de trop me disperser, j'ai opté pour un fil directeur qui tentera de limiter et de structurer mes récits  . Ainsi, chaque billet sera intitulé "B comme..." en référence aux initiales de mon pseudonyme et de mon pays d'adoption. Quant au titre, pourquoi faire compliqué quand on peut faire BB !
Il ne me reste donc qu'à vous souhaiter une bonne lecture en espérant que le concept et le contenu vous plairont. N'hésitez pas à diffuser ce site autour de vous ni à me laisser commentaires et critiques.